Logistics & Freight

Métriques supply chain : l’OTIF règne toujours en maître

Vous vous demandez pourquoi votre supply chain semble toujours à un incident du chaos ? Culpabilisez vos métriques : la plupart restent encore obsédées par ce qui s’est passé hier.

{# Always render the hero — falls back to the theme OG image when article.image_url is empty (e.g. after the audit's repair_hero_images cleared a blocked Unsplash hot-link). Without this fallback, evergreens with cleared image_url render no hero at all → the JSON-LD ImageObject loses its visual counterpart and LCP attrs go missing. #}
Graphique en barres des principales métriques supply chain d’après l’enquête Indago auprès des dirigeants

Key Takeaways

  • L’OTIF domine les métriques supply chain à 54 %, mais reste focalisé sur le rétro.
  • Les dirigeants veulent des KPIs prospectifs liés aux finances, comme le cost-to-serve.
  • Les revues KPIs fréquentes (mensuelles) distinguent les leaders agiles des suiveurs.

Et si les métriques dont votre équipe de supply chain jure étaient de simples rétroviseurs sophistiqués, vous aveuglant sur le camion qui fonce droit devant ?

J’ai sillonné ce terrain depuis vingt ans — y compris les drames de supply chain en Silicon Valley — et une chose reste immuable : les dirigeants adorent leurs chiffres OTIF. On-Time In-Full. C’est la coqueluche des métriques de supply chain, à 54 % dans la dernière enquête Indago auprès de pros de la logistique, du manufacturing au retail et partout ailleurs. Livraisons à temps ? 46 %. Jours d’inventaire en stock ? Autant. Solide, hein ? Sauf que c’est de l’histoire ancienne.

Pourquoi restons-nous obsédés par les succès d’hier ?

Freight costs per unit (42 %), précision des prévisions (38 %), dépenses totales de transport (38 %) : les suspects habituels. Mais émissions de CO₂ par envoi ? Un maigre 8 %. Débit d’entrepôt ? Idem. La durabilité, c’est du vent tant que les régulateurs ne frappent pas à la porte. Et voilà une citation qui tape dans le mille, d’un dirigeant :

« Le plus gros écart, c’est que les métriques supply chain se focalisent sur les éléments contrôlables au sein de la chaîne — sur ce qui s’est passé. Elles regardent dans le rétroviseur. »

Parfaitement vu. Un autre renchérit : « Je pense que la principale opportunité pour les métriques supply chain, c’est de miser sur des indicateurs prospectifs plutôt que rétroviseurs. »

On mesure l’exécution dans un monde de volatilité infinie — droits de douane qui basculent du jour au lendemain, ports engorgés comme en 2021. Les indicateurs prédictifs ? À peine sur le radar. Ce n’est pas un angle mort, c’est un gouffre.

Mon avis perso ? Ça pue les années 2000, quand les compagnies aériennes se concentraient sur les facteurs de charge et les rendements, ignorant les signaux de couverture carburant. Le pétrole a grimpé à 147 dollars le baril en 2008, et paf — la moitié du secteur en faillite. Les supply chains d’aujourd’hui risquent le même sort sans pivot vers l’anticipation.

La moitié de ces dirigeants — 54 % — passent leurs KPIs en revue mensuellement ou plus. Bravo. Mais un sur trois ? Trimestriel ou annuel. Certains avouent : pas touché depuis des années. Systèmes hétérogènes, ils pleurnichent. Cultures réactives. Admettons, mais les excuses ne livrent pas les produits.

Le cost-to-serve, la métrique qui vous manque ?

L’alignement financier, voilà le cri du cœur. « Plus de métriques devraient montrer un lien direct avec les chiffres des états financiers », dit l’un. Cost-to-serve par client ? De l’or. Certains clients exigent un suivi de près — exceptions qui s’accumulent comme de la mauvaise dette. Coûts d’atterrissage ? Les tariffs sont une plaie ; l’agilité est non négociable.

« Le cost-to-serve par client est une super métrique, car beaucoup demandent un accompagnement intensif et les exceptions deviennent la norme. Le coût total d’atterrissage exige désormais de l’agilité pour s’ajuster, les tariffs impactant de plus en plus les résultats. »

Le cynique en moi se demande : qui gagne de l’argent là-dedans ? Pas ceux qui courent après des vanités. Les leaders lieront leurs tableaux de bord aux lignes de P&L — scores de résilience, indices de probabilité de disruption. Oubliez les dashboards statiques ; rendez-les vivants, adaptatifs.

Mais voilà le hic. La culture traîne toujours derrière la tech. Vous avez des outils IA qui crachent de l’analytique prédictive, et les équipes impriment encore des rapports OTIF comme en 1999. Modernisation ? C’est du leadership, pas juste du logiciel.

Les métriques prospectives sauveront-elles votre supply chain ?

Imaginez : un indice de volatilité mélangeant risques géopolitiques, scores de santé des fournisseurs, même APIs météo. Pas de la science-fiction — c’est faisable aujourd’hui. Les gagnants ? Ils traiteront les métriques comme des moteurs de décision, pas des bulletins. Les retardat

Aisha Patel
Written by

Former ML engineer turned writer. Covers computer vision and robotics with a practitioner perspective.

Worth sharing?

Get the best Supply Chain stories of the week in your inbox — no noise, no spam.

Originally reported by Talking Logistics